LA CRISE DE LA DETTE PUBLIQUE DES PAYS DU TIERS MONDE

Introduciamo un contributo di approfondimento e di breve sintesi storica del processo di indebitamento pubblico che ha riguardato diverse realtà dei paesi del “Terzo Mondo”, nel tentativo di comprenderne le dinamiche di interdipendenza economica e politica con le grandi potenze del secolo scorso e con le istituzioni internazionali, e per fare chiarezza allo stesso tempo su una lessicologia economica che in molti casi è stata partorita da visioni di carattere etero normativo dei processi economici.

Articolo di Salvatore Ricci, per il corso di “Relations économiques internationales” dell’Istituto di studi politici (IEP) di Rennes. 

 

 

Le problème de la dette publique des pays du tiers monde émerge pendant les années 1970 lors du premier choc pétrolier. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEC) décide en 1973 d’imposer une restriction à l’exportation du pétrole, provoquant une crise économique mondiale. Les conséquences de cette décision sont la diminution de l’offre de pétrole à la suite de l’embargo et l’augmentation des prix de vente au niveau international. D’autre part, en réponse à cette action de l’OPEC, les consommations de pétrole baissent mais plus doucement par rapport à l’augmentation de ses prix.

En effet, il faut savoir que le pétrole, pour ses propriétés et son utilité, dispose d’une demande inélastique, ce qu’il se passe quand les prix demeurent stables. Cette demande inélastique a eu pour conséquence de permettre aux Pays de l’OPEC de bénéficier quand même d’une grande quantité de monnaie, en particulier de « pétrodollars », terme utilisé pour la première fois par le professeur d’économie Ibrahim Oweiss, décrivant la situation des pays de l’OPEC lorsqu’ils utilisent la monnaie américaine comme réserve de change. Ils ont en effet disposé d’énormes quantités de dollars dérivant de la vente du pétrole à un prix élevé, dont l’afflux de dollars dans les Etats de l’OPEC est la conséquence des accords de Bretton Woods qui forcent les États à payer l’achat de matières premières en dollars. Après avoir satisfait les besoins financiers nationaux, les pays de l’OPEC ont investi ces mêmes pétrodollars dans le système économique et financier mondial. Sur ce point, les banques commerciales internationales, disposant d’une grande quantité de monnaie, ont baissé leur taux d’intérêt et ont de fait distribué des prêts plus facilement et surtout vers les pays du tiers monde, qui en avaient besoin pour financer leurs projets d’investissement industriel. Par conséquent, l’endettement des pays du tiers monde semblait avantageux pour plusieurs raisons : 1) les taux d’intérêts étaient bas et les prix d’accès aux capitaux étaient convenables, 2) les prix des matières premières étant en hausse après le choc pétrolier et les pays du tiers monde exportant principalement ces dernières, on pensait que les pays du tiers monde allaient facilement rembourser leurs prêts grâce aux recettes des exportations.

 

 

Deuxième choc pétrolier: des mécanismes pervers de dépendance

En 1979 a eu lieu le second choc pétrolier, qui provoque une hausse du prix du pétrole vingt fois supérieure à celle de la période précédente. Les conséquences de ce second choc sont une augmentation des coûts d’importations des Pays industrialisés ainsi que des Pays du tiers monde. Par la suite, cela a entrainé une réduction des quantités de matières premières importées par les pays industrialisés. Par un effet domino, cela a engendré une chute des prix et donc une chute des recettes des pays du tiers monde qui exportaient surtout des matières premières. Les effets sur la balance commerciale (à savoir, la différence, en termes de valeur monétaire entre les exportations et les importations de biens et services) étaient catastrophiques pour les pays du tiers monde qui ont vu une chute de leurs exportations en matières premières. En outre, les politiques monétaristes de Reagan (USA) et Thatcher (UK) ont eu pour effet d’aggraver la situation de ces pays. Pour faire face à l’inflation causée par l’augmentation des prix des matières premières, ils ont décidé d’appliquer des politiques monétaires restrictives, c’est-à-dire qu’ils ont relevé les taux d’intérêts pour diminuer la monnaie en circulation. Cette politique monétaire restrictive a engendré une hausse des coûts de la dette publique des pays du tiers monde et une dépréciation des autres monnaies.

Tous ces événements ont causé pour les pays du tiers monde plusieurs effets négatifs, à la base d’une récession. On observe une augmentation du chômage mais aussi une hausse de la dette publique due à l’appréciation du dollar, une balance commerciale négative (exportations<importations), une hyperinflation et une dépréciation des monnaies des pays du tiers monde. Par conséquent, les banques se sont montrées de plus en plus méfiantes à prêter de la monnaie. On peut considérer l’appréciation du dollar comme le facteur véritablement à l’origine de la « crise de la dette publique » de ces années-là. On a constaté que dans le période 1973/1982, la dette des pays du tiers monde a augmenté de presque 500 milliards de dollars. Par exemple si un pays avait une dette de 1 milliard, ce qui correspond à 100 milliards dans sa monnaie nationale, après la politique monétaire restrictive de cette époque, il s’est retrouvé à payer pour le même montant de dollars presque 500 – 1000 milliards de dollars.

Face à cette situation économique critique, plusieurs pays, parmi lesquels le Mexique d’abord en 1982 se sont déclarés insolvables, c’est à dire qu’ils se sont reconnus incapables à faire face à la dette publique. Le Mexique était insolvable, il n’avait plus de liquidités et la dette était insoutenable. Les gouvernements des pays industrialisés craignaient une nouvelle défiance du système bancaire et une nouvelle crise plus dévastatrice encore que celle de 1929. C’est pour cette raison qu’ils ont mis en place des « plans d’ajustement structurel », avec l’aide des organisations internationales comme la Banque mondiale ou le FMI, qui seront traités et analysés dans le chapitre suivant.

 

 

Quel rôle de la communauté internationale?

La communauté financière internationale à travers la voix du FMI et de la Banque Mondiale a cherché à résoudre la situation de crise de ces pays par le biais de nouveaux financements, provenant des institutions publiques et non plus du secteur privé, afin de ne pas retomber dans une situation de crise de confiance comme celle de 1929. Toutefois, les pays industrialisés demandant des garanties avant d’aider financièrement les pays du tiers monde, c’est à ce moment que sont nés les « plans d’ajustement structurel ». Il faut ici souligner l’influence du Consensus de Washington qui a spécifié les 10 directives,  que les États soumis au problème de la dette publique étaient censés suivre afin de bénéficier d’aides au niveau de la gestion de la dette publique. Présentées par l’économiste John Williamson en 1989 et soutenues par toutes les principales institutions économiques internationales, ces directives consistaient en : une politique fiscale contrôlée afin d’éviter les déficits fiscaux, une limitation de la dépense publique, une réforme du système tributaire pour élargir la base fiscale, des taux d’intérêts réels modérément positifs, des taux d’échanges libres, une libéralisation du marché intérieur et des importations, une libéralisation des investissements extérieurs, une privatisation des entreprises publiques, une dérégulation pour mieux permettre la circulation des capitaux et marchandises et enfin une protection de la propriété privée. Bref, il s’agit d’une orientation véritablement libérale et surtout d’une volonté de limitation de la politique économique des pays du tiers monde. Ce sont des directives qui auraient été critiquées par ceux qui soutiennent que la dette a déjà  été remboursée par les pays du tiers monde et que les États industrialisés ont imposé une limitation de leur liberté économique et de leur souveraineté en exploitant l’économie intérieure de ces pays et en les rendant toujours plus dépendants (Théorie de la dépendance).

Finalement, le problème de la dette publique demeure actuel, l’Argentine en 2002 s’étant déclarée en insolvabilité ou le Brésil vivant encore des difficultés. Il reste tout maintenant à définir la place de l’histoire dans le processus de développement et de la normativité économique, pour mieux envisager un enjeu qui est encore loin d’une solution partagée.

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